Paroles de Monique Jacot

Parler de Nicole m’est impossible tant notre amitié touche à une intimité profonde.
A la fois sœur, mère et complice, elle a rempli toutes les lacunes de ma vie. Nous avons partagé une immense confiance réciproque, faite de confidences si personnelles que je ne les divulguerai pas, par égard pour sa mémoire.

Notre première rencontre date du journal ELLE, où je lui ai présenté des photographies. J’ai été très vite séduite par sa clairvoyance et sa lucidité : elle était comme transparente. Quand elle vous regardait, vous parlait, ou s’intéressait à vous, vous aviez l’impression d’être son unique interlocuteur dans la vie.

Son œil acéré me stimulait dans mon travail de photographe. Elle aimait que je l’étonne et mon plaisir était d’y parvenir. Nos échanges fréquents, sa clarté, sa limpidité, sa justesse, sa gaieté et les multiples partages de nos amitiés communes ont transformé notre relation professionnelle en une amitié longue et dense.

Nous partagions beaucoup de notre vie quotidienne ; la passion de la peinture par exemple où l’on retrouvait son goût de l’éclectisme : cubisme, impressionnisme, il me semble qu’elle avait essayé tous les styles ! Nous nous affrontions aussi en sport, par le biais du Ski Club des Journalistes, elle dans la section française et moi dans la section suisse.

Cette amitié s’est étendue à ma famille, notamment à ma fille Stéphane, dont Nicole s’était intitulée la marraine.

Paroles recueillies par Stéphanie Briant le 5 mai 2010
Monique Jacot est photographe .